lundi 14 mars 2011

Malathion

J'ai fait un cauchemar, cette nuit. Je me suis réveillée en hurlant de terreur. La cause? On me pulvérisait du malathion dessus! Les abeilles, les lézards, les poissons mouraient et moi j'étais anéantie par les nausées, les migraines....
Las! C'est la triste réalité. Si le malathion est interdit en France, ici la réglementation est défaillante... On nous a déjà aspergés régulièrement de malathion et on se prépare à recommencer!
La peur de la chikungunya fait perdre la raison à tous nos décideurs, écolos ou pas...
Rendez-vous compte : une personne est rentrée de Bali, atteinte de cette maladie. Evidemment, l'épidémie nous guette tous. A la Réunion, 40% de la population l'a attrapée et 1 personne sur 1000 en est morte. Devant cette triste perspective, autant tout de suite se suicider au malathion. Au moins, on saura de quoi on est mort.
Lire l'article du Journal Participatif.

jeudi 9 décembre 2010

Un pari : de Paris à Nouméa

Ils aiment voler tous les deux. Cette passion commune les a déjà conduit à réaliser de beaux projets ensemble.
Leur nouvel objectif : relier Paris à Nouméa en ULM en  septembre 2011 (et faire le retour en 2012!).
Je croise les doigts pour eux.

Plus d'infos sur le journal participatif

J'y crois pas

A l'Atoll, (vous savez cette boîte sur l'Anse-Vata) on pouvait aller voir Kassav... Nombre limité à 300 personnes. Autant dire un concert privé. Prix d'un billet ? 24 000 F CFP!!!
De quoi entraîner des coups de gueule!

Bonjour et Tata!

Bonjour les amis,

J'ai reçu ce mail d'une amie de France. Le concept me paraît super. C'est un peu comme les câlins gratuits mais en plus soft. Je serais bien motivé pour organiser un truc sur Nouméa, mais j'avoue que je me sens pas de le faire tout seul. S'il y a un petit groupe de gens motivés (juste une ou deux personnes de plus, minimum), on pourrait vraiment faire un truc qui dépote, et envoie un super message de fraternité, d'humanité et d'amour.
Quék vous en dites?
Gros bisous à tous, et à bientôt,

Sylvain
PS: si vous connaissez des gens que ça intéresserait d'organiser ce genre d'événement mettez-les dans la boucle.

MESSAGE RECU:

Un mouvement au quebec qui  rappel la journée des calins que t'avais fais au marché!....

Bonjour! Voici un document officiel sur la Journée du Bonjour, si vous avez envie de le transférer à vos amis, famille et collègues! :) Merci!

La Journée du Bonjour !
Bonjour !
Un nouveau mouvement prend forme au Québec! La Journée du Bonjour ! Envoyez ce message à tous vos amis! Plus nous serons nombreux, plus grands seront les changements!

Résumé
Portez fièrement votre carré de tissu vert à partir du 20 novembre (pour les jours, semaines, mois à suivre)!!!
Le carré de tissu vert signifie "Personne ouverte aux Bonjours " :)
Pour plus d'informations et pour appuyer la cause, joindre le groupe Facebook "La Journée du Bonjour" ou écrire à Marie-Claude Fontaine sur marie_claudefont@hotmail.com

Description du mouvement : "Changer le monde, un bonjour à la fois" :)

Le 20 novembre 2010 est le début d'une nouvelle ère; celle où les gens pourront se saluer sans malaise dans le quotidien!
À 12h00, des groupes de personnes se mobiliseront dans plusieurs endroits publics afin de saluer les gens dans la rue, à l'épicerie, au centre commercial... ! Ils distribueront des petits carrés verts que les participants pourront épingler à leur manteau (à l'extérieur) ou à leur chandail (à l'intérieur) afin de démontrer que dorénavant, 'ils désirent saluer et se faire saluer et ce, pour les jours/ mois / années à venir... Si le coeur vous en dit!

D'où vient cette idée ?
Il est souvent facile d’identifier les besoins criants qui se trouvent dans un autre pays. Toutefois, si on regarde un peu autour de soi, on pourrait réaliser que plusieurs pays que l’on juge « sous-développés » en ont beaucoup à nous apprendre, à commencer par l’esprit de collectivité. Des milliers de personnes sont membres de plusieurs sites de rencontres (amoureuses et amicales), et utilisent le « chat » à tous les jours pour créer des liens avec d’autres personnes de façon virtuelle. Mais pourquoi ne pas se parler directement ? Dans le quotidien !

La vie nous offre à tous les jours 1000 opportunités d’entrer en contact avec les autres. Que ce soit dans l’autobus, à l’épicerie, dans la rue, ou au centre commercial. On évite le plus souvent le regard des autres, et faire un sourire timide peut souvent susciter une réaction d’inconfort de la part du receveur. Pourtant… quoi de plus banal que de saluer quelqu’un ?
Imaginez-vous un instant que cela fasse partie des mœurs de notre société. Que lorsqu’une personne entre dans l’autobus, elle salue les gens et les gens la saluent également. Qu’en faisant l’épicerie, une fille qui trouve qu’un garçon semble sympathique puisse facilement entamer une conversation puisque la prise de contact est naturellement faite.

Imaginez le climat de solidarité qui pourrait régner au sein de notre société par le fait que les gens se sentiraient probablement déjà plus près les uns des autres, donc peut-être plus sensible à la réalité d’autrui.


Tu veux t'impliquer dans ce mouvement ? Voici plusieurs façons de le faire! 1) Joint notre groupe Facebook "La Journée du Bonjour" et envoie l'invitation à tous tes amis! Nous misons vraiment sur le bouche à oreille! Plus il y aura des gens au courant du mouvement avant le 20 novembre, plus grande sera la participation, et donc... la réussite!
2)Portes ton propre carré vert à compter du 20 novembre
3) Tu peux t'impliquer avec tes amis et venir distribuer des carrés vert avec d'autres personnes de ta ville la journée du 20 novembre!
4) Faire de ta ville, une "Ville-Bonjour" en devenant le responsable de ta ville le 20 novembre. Tu seras grandement récompensé lorsque tu pourras en profiter dans ta propre ville pour les semaines-mois-années à venir ! (L'implication requise n'est pas très exigeante et ça vous permet d'en profiter dans votre ville! Il vous suffit de trouver du tissu vert et des épingles..., déterminer un lieu de rassemblement pour le 20 et être disponible le 20 novembre à partir de 11h30!)

Cette initiative vient d'un groupe du programme "Coopérant-Volontaire" (CFCI) de Rivière-du-loup qui souhaite inviter les autres villes à participer.

Donc, nous sommes à la recherche de partenaires dans d'autres villes et pourquoi pas...d'autres pays!
Lieux de rencontre pour les partenaires de "La Journée du Bonjour" (Pour recevoir les morceaux de tissus et être ensuite dispercer dans la ville) :

"Villes-Bonjour" (officielles jusqu'à maintenant) le 20 novembre à 11h30:

RIVIÈRE-DU-LOUP: À l'entrée des résidences du Cégep de Rivière-du-loup
Responsable: Marie-Claude Fontaine

SHERBROOKE:Savoroso du Marché de la gare, 720 Rue Minto
Responsable: Thierry St-Denis

REPENTIGNY-LE GARDEUR:Au centre commercial "les Galeries Rive-Nord au 100 boulevard Brien" (la porte précise est à venir..!)
Responsable: Colombe Lavoie

(...)
Contactez-nous pour le partir dans votre ville ! :) (Sur Facebook ou marie_claudefont@hotmail.com)
Au plaisir !

Au plaisir de vous avoir parmi nous!
Et... Bonjour à vous ! :)

C'est ki ki paie ?

Budget prévisionnel  de la nouvelle calédonie; pour savoir où  ira 
notre argent..... 
  
  Celui-là il est signé..... 
  
   Je vous transmets en l'état ce que je viens de recevoir. Pas très 
marrant  surtout lorsqu'on constate qu'il n'y a pas beaucoup d'argent 
pour les "subventions" accordées à nos associations patriotiques. 
Faites moi plaisir: BIEN LIRE LES SOMMES ACCORDÉES 
>> 
>> Première cérémonie du Budget d’or 
>> 
>> Un peu de populisme 
>> 
>> Ça s’appelle l’effet papillon. En voulant connaître le budget des jeux 
j’ai dû éplucher (pour la première fois, j’ai presque honte) 
l’intégralité du budget prévisionnel de la Nouvelle-Calédonie. (Source 
: http://gouv.nc/portal/page/portal/gouv/recherche ) 
>> 
>> Et j’y ai noté quelques perles que je vais m’empresser de vous révéler 
à la façon d’un concours des plus belles dépenses de nos collectivités. 
Soyons clair, il n’y aura dans cet almanach aucune pertinence, aucune 
objectivité, pas la moindre cohérence en matière comptable et encore 
moins de réflexion poussée. 
>> 
>> C’est juste du populisme exacerbé. Parce que, des fois, ça fait du bien 
d’être attablé à un comptoir de bar et de dire : «  Mais qu’est 
c’qu’ils foutent avec not’ pognon ?! » 
>> 
>> Donc, commençons. 
>> 
>>  La dixième dépense la plus absurde de l’année 2010 est : 
>> 
>>  10/ 3 000 000F CFP pour la mission Robert Lamarque qui, au final, nous 
a expliqué qu’il ne fallait pas taxer les banques et faire baisser 
leurs prix parce que ce sont des entreprises fragiles, qui gagnent 
très peu d’argent et qu’on allait tous mourir si on leur demandait de 
ne pas faire payer les cartes bancaires, les virements, les retraits 
et tous les autres services de base qui ne sont, pourtant, pas payants 
ailleurs. 
>> 
>> Dans la catégorie « foutage de gueule », la neuvième dépense la plus 
conne de l’année est attribuée à : 
>> 
>>  9/ 24 000 000F CFP pour les subventions « en nature » dans le cadre du 
budget d’intervention enseignement. Ce n’est pas tant le montant qui 
est problématique mais bien l’usage dont il en est fait. Il est 
indiqué que ces sommes doivent être utilisées « pour mener à bien des 
actions spécifiques dans le cadre des projets écoles ». Super. Mais 
qui vérifie ? Qui évalue ? Qui est prioritaire ? Quels montants ? 
Quels parts ? 
>> 
>> Dans la catégorie « ça fait dix ans qu’on rajoute du pognon, mais faut 
toujours en rajouter, c’est plus le tonneau des danaïdes c’est 
carrément la fosse des Mariannes », la dépense la plus habituelle et, 
semblerait-il, la plus éternelle est : 
>> 
>>  8/ 260 000 000F CFP pour une subvention « exceptionnelle » à l’EFPA, 
qui avec son pauvre budget annuel de 350 millions ne s’en sort 
vraiment pas. La pauvre. 
>> 
>> NDLR : On devrait carrément doubler son budget, comme ça le 
Gouvernement n’aurait pas a rallonger la monnaie de façon « 
exceptionnelle » chaque année que dieu fait. 
>> 
>> Dans la catégorie « c’est une bonne idée mais quand même y aurait mieux 
à faire de notre argent en ce moment », la place de septième est 
attribuée à : 
>> 
>>  7/ 6 600 000F CFP de subvention pour retrouver la Monique, le bateau 
qui a coulé au large de Maré. Vu l’état actuel de nos finances, on 
aurait pu attendre quelques années avant de chercher l’épave. Je sais, 
on va encore dire que je suis sans cœur… 
>> 
>> Dans la catégorie « ben merde alors, les pistes elles sont trop courtes 
pour l’avion qu’on a acheté », la dépense la plus absurde est attribuée 
à : 
>> 
>>  6/ 250 000 000F CFP de crédits de paiement pour l’extension de la 
piste de l’aérodrome de Lifou sur laquelle nos ATR72 peuvent pas 
atterrir avec le plein de passagers. 
>> 
>> Dans la catégorie « Oulala, ben ça c’est de l’augmentation de budget 
dis-donc » la dépense la plus évolutive est attribuée – avec un certain 
plaisir – au Congrès de la Nouvelle-Calédonie pour : 
>> 
>>  5/ 70 000 000F CFP d’augmentation des dépenses de fonctionnement entre 
2009 (280.3 MF) et 2010 (350.5 MF). 
>> 
>> [Comme les mauvaises langues vont me parler du Gouvernement - et ils 
auraient raison - je donne aussi les chiffres de cette institution. 
Avec un budget de fonctionnement de 321.2 MF en 2010 par rapport au 
315.6 MF de 2009, il est en augmentation de 6 MF…] 
>> 
>> Dans la catégorie « Putain, mais ça coûte super cher ce truc ! », la 
dépense la plus surprenante est attribuée au Sénat coutumier avec : 
>> 
>>  4/ 236 000 000F CFP de budget primitif. Qui aurait dit que le Sénat 
coutumier coûtait les 2/3 de ce que coûte le Gouvernement ou le 
Congrès ? 
>> 
>> Dans la catégorie « on n’est plus dans l’ère colonial mais on en garde 
toujours un petit souvenir », la dépense la plus Tintin au Congo est 
attribuée à : 
>> 
>>  3/ 90 000 000F CFP pour l’indemnisation des chefs coutumiers de 
Nouvelle-Calédonie. 
>> 
>> Dans la catégorie : « Ben dis-donc, on leur file vraiment pas beaucoup 
à ceux là, ça fait un peu pitié », la dépense la plus pingre est 
attribuée à : 
>> 
>>  2/ 100 000F CFP de subvention pour le Forum des îles du Pacifique. 
>> 
>> Dans la catégorie « ma préférée », la dépense la plus amusante, la plus 
absurde, la plus bête, la plus ridicule et la plus indispensable pour 
l’ensemble de la société calédonienne, est attribuée à : 
>> 
>>  1/ 5 000 000F CFP, pour la construction d’un « terrain de Beach Volley 
» sur une plage de Lifou d’Ouvéa dans le cadre des futurs Jeux du 
Pacifique. 
>> 
>> Moi, quand j’étais plus jeune, j’avais joué au Beach Volley à Xepenehe 
avec des copains. C’est clair que si on avait eu du sable différent et 
un filet plus neuf on aurait été considérés comme de véritables 
professionnels. 
>> 
>>  Alors, maintenant, on s’motive, on prend sa petite voiture, on 
n’oublie pas son carnet de chèque, et on va fissa au Trésor Public 
pour payer ses p’tits  impôts. 
>> 
>> Et plus vite que ça siouplé. 
>> 
>> 
>> -- 
>> LEQUES Pierre-Henri 
>> pierrehenrileques@gmail.com 
>> BP4046 
>> 98846 Nouméa 
>> Nouvelle-Calédonie 
  

dimanche 15 août 2010

Acheter, vendre

Acheter du neuf en Nouvelle-Calédonie, ce n'est pas à la portée de toutes les bourses!
Il reste la solution des puces (Pont des Français), des vide-greniers... des soldes.
Vous pouvez aussi pratiquer le troc (SEL) ou encore acheter d'occasion sur internet. Voici un petit tour d'horizon en ce qui concerne le net :

cagou.com
Vous pouvez avec un identifiant vous inscrire sur Nouméa-Troc
ou ailleurs vous amuser à faire des enchères.
Sur zannonce, vous pouvez même trouver un emploi, l'âme soeur ou votre maison, pourquoi pas?
Le Gratuit s'est également mis en ligne. Sur Foxy deal vous pouvez déposer gratuitement votre petite annonce

Annonces, rencontres ou automobiles, en un seul clic avec annonces.nc ou encore
avec ce portail : Nouvelle Calédonie en ligne
Kayoo.nc propose également de nombreux services...

Il vous reste la solution du réseau des amis et la possibilité de vendre vous même avec un blog par exemple. KDom 55 Riviera

Je vends :


table+jeux+1.jpg

très belle table de jeux en marqueterie (cartes ou échiquier car réversible). Excellent état. 50 000 FCFP.
Tel au 79 66 48

Recherche : un petit four électrique en bon état. Tel au 79 66 48

mardi 3 août 2010

La Nouvelle Calédonie cherche son drapeau


Bonjour à tous,
Le manifeste du COLLECTIF POUR UN DRAPEAU COMMUN vient d'être lancé, il a besoin d'adhérents pour justifier de son poids. Si vous voulez en faire partie, vous pouvez transférer ce mail à l'adresse suivante : nicolas-metzdorf@hotmail.fr (en précisant que vous souhaitez être membre du collectif) . En cas de besoin, votre nom peut être présenté à la presse. Déjà plus de 200 personnes.
Vous pouvez également visiter la page facebook du collectif à l'adresse suivante :
lE BUREAU DU COLLECTIF
                                                               -----------------------------------------------------------
                                            MANIFESTE DU COLLECTIF POUR LE DRAPEAU COMMUN
En écho à la proposition de Pierre Frogier et au vœu du Congrès, François Fillon a hissé le 17 juillet le drapeau du FLNKS aux côtés du drapeau français. Cependant :
• Les indépendantistes l’ont dit, c’est pour eux le drapeau du pays qui flotte dorénavant,
• La plupart des leaders non-indépendantistes restent silencieux sur la recherche d’un drapeau commun,
• Quant à l’Etat français, on ne peut que constater qu’en dépit des propos de Nicolas Sarkozy pour l’aboutissement d’un drapeau commun, François Fillon n’a fait aucune annonce sur la recherche de ce drapeau commun dans son discours au Congrès de la Nouvelle-Calédonie.
Nous constatons donc une dérive complice de l’Etat et d’une grande partie de la classe politique locale sur la signification et la portée de ce geste.
                                                                                      ---
Parce que nous voulons que le lever du drapeau du FLNKS demeure un geste provisoire de rapprochement entre 2 legitimités.
Parce que nous ne voulons pas que le drapeau du FLNKS soit interprété un jour comme le drapeau du pays,
Parce que nous croyons à l’ambition portée par l’Accord de Nouméa,
Parce que le discours du Premier Ministre de la France est resté vierge de toute allusion sur l’émergence future d’un drapeau commun,
Parce qu’à ce jour, aucun calendrier, aucune méthode n’ont été proposés pour la recherche d’un drapeau commun,
Parce que nous ne voulons pas que les intérêts de ces mêmes politiciens prennent le pas sur la construction d’un destin commun,
Parce que nous ne voulons pas que l'espoir des calédoniens en un drapeau qui les rassemble leur soit confisqué,
Parce que nous croyons à une Calédonie forte, Une et solidaire
Parce que la Nouvelle-Calédonie mérite mieux que les non-dits et les esquives pour la construction de ses signes identitaires
Nous nous engageons à ouvrir la réflexion sur le drapeau commun et invitons chacun à y contribuer activement.
Le Collectif pour le Drapeau Commun
 

vendredi 1 janvier 2010

Accès à la mer...

Les accès à la mer sont difficiles en Nouvelle-Calédonie... Nous sommes sur une île. Nouméa est entourée d'eau, on pourrait croire qu'il est facile d'aller se dorer sur la plage de son quartier. Il n'en est rien.
A Ouémo, il y avait un accès à la plage. Il vient d'être fermé et réservé aux seuls riverains, aux propriétaires des maisons voisines... Comment se fait-il que nous soyons arrivés à cette situation?
Cette petite plage était "mal fréquenté", notamment les nuits et les week-end. Les riverains se sont plaints maintes fois. Les lieux étaient souillés (capotes, détritus en tous genres)... La situation ne changeait pas.
Une pétition a été lancée et la mairie a décidé de permettre la fermeture de cet accès...
Voilà un bel exemple de la façon dont les problèmes (bien réels) sont (mal) gérés en Nouvelle-Calédonie, et plus particulièrement à Nouméa...

mardi 13 octobre 2009

Hygiène : une spécificité locale...

Des normes d’hygiène difficiles à digérer
Dix ans après l’adoption de la réglementation de référence en matière de salubrité des denrées alimentaires, la majorité des établissements à l’activité sensible sont toujours sur le chemin de la mise aux normes. Processus coûteux, manque de volonté politique dans le passé, mesure peut-être trop ambitieuse au départ… la délicate problématique doit être, un jour, éclaircie.

L’histoire a fait causer. Mi-septembre, le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie décidait la fermeture administrative de l’établissement « Le Trois Branches », à Bourail, « en raison de manquements majeurs aux règles de salubrité publique, relevés par le Service d’inspection vétérinaire, alimentaire et phytosanitaire », le Sivap. La porte sera close « jusqu’à la mise en conformité » de la ferme, fabricant de charcuterie. Un fait exceptionnel, sans l’être vraiment. À Nouméa, l’an passé, quatorze enseignes se sont vu notifier une douloureuse du genre par le maire. Leur faute ? S’être férocement écartées des obligations de la délibération n°155 du 29 décembre 1998 relative à la salubrité des denrées alimentaires, « la Bible » des inspecteurs.
Il faut le noter, le « texte sacré », à la fois général et ambitieux (trop ?), est toujours mal digéré par bon nombre de professionnels, même scrupuleux. Certes, au départ, le niveau d’hygiène partait de bien bas, avoue l’un d’entre eux. Devant la difficulté des entreprises à se mettre aux normes sanitaires requises, et la lenteur du processus, l’échéance fixée a été par deux fois reportée. L’ultime limite devait être le 31 décembre 2005.
Théoriquement. Certaines ont tenu le délai et obtenu le certificat visé ; d’autres pas, par manque de financements, de volonté, ou d’évaluation. Les fermer ? Impossible, compte tenu de la variété des situations, ou de l’impact socio-économique éventuellement généré.

Il n’existe plus, aujourd’hui, de délai réglementaire, d’ultimatum des autorités, de contrainte de temps

Introduit en février 2006, un système de dérogations provisoires permet aux anciens commerces de maintenir leur activité tout en répondant peu à peu, il faut l’espérer, aux obligations. « “ Provisoire ” ne veut pas dire forcément hors normes sanitaires » précise le docteur vétérinaire Cyrus Nersy, le chef du Sivap. Problème : ces cas occupent une bonne part du terrain. Sur les 1 600 activités - un établissement peut avoir plusieurs activités - recensées sur le territoire et concernées par une attestation de conformité (AC), un agrément d’hygiène simplifié (AHS) ou un agrément d’hygiène (AH),
1 000 sont en statut provisoire. Dont 300 - sur 600, soit 50 % - pour le plus haut niveau d’exigences, l’AH. Des cantines figurent dans la liste. Un décor surprenant, dix ans après le vote de la délibération clé au Congrès.
De fait, des points noirs demeurent. Comme le prévoit la réglementation, pour ces dossiers dits « provisoires », un « contrat » est passé entre le Sivap et l’entreprise, devant fournir un plan de mise aux normes ainsi qu’un échéancier - élément important. « Nous leur demandons », note Véronique Chalier, chef de section au Service d’inspection et de prévention des risques environnementaux et sanitaires à la mairie de Nouméa. « Mais elles ne nous le donnent pas forcément ; cela peut être sujet à des sanctions ». Cette désobéissance pèse, car il n’existe plus, aujourd’hui, de délai réglementaire, d’ultimatum des autorités, de contrainte de temps. Les avancées se font au cas par cas, donc lentement.
L’instauration d’une nouvelle date butoir, suivie d’amendes pour les défaillants, trancherait dans le vif, mais une telle décision est politiquement, disons, délicate… Des professionnels froncent, eux, les sourcils, pointant « une concurrence déloyale » entre les anciens établissements, et les nouvelles structures dont la création est maintenant conditionnée par la stricte mise aux normes. « Il y a une disparité » tempête un restaurateur. « Pour nous, c’est un vrai combat ».

Yann Mainguet Nouvelles Calédoniennes du 13 10 09

Le chiffre : 14
Rédigés dans la foulée de l’adoption de la délibération en 1998, quatorze textes dits « filière », c’est-à-dire décrivant la réglementation spécifique en matière d’hygiène pour une branche professionnelle, ne sont toujours pas passés sur la table du gouvernement. Un seul arrêté a été adopté, celui concernant les produits de la mer.
« Nous ne pouvons pas rester dans le flou permanent »
Questions à... Jean-Louis D’Anglebermes, membre du gouvernement.

Les Nouvelles calédoniennes : Dix ans se sont écoulés depuis l’adoption de la réglementation reine, et beaucoup d’établissements disposent encore d’un statut dit provisoire devant la mise aux normes. Est-ce normal ?
Jean-Louis D’Anglebermes :
Je constate, je suis conscient de l’héritage. Il faut, aujourd’hui, permettre aux petites sociétés d’atteindre un certain niveau de sécurité sanitaire. Ce fut le premier point inscrit, dès mon arrivée au gouvernement : les tirer vers le haut. J’avais d’ailleurs contacté les responsables de la province Nord afin de connaître leur position : ils ont la même politique ; ils mettent en œuvre des moyens pour aider les petites et moyennes structures dans ce but. Il faut le dire, la réglementation votée en 1998 est ambitieuse, est très largement inspirée des textes européens. Donc, techniquement et économiquement, on pouvait craindre une difficulté d’application directe en Nouvelle-Calédonie.

Certes, mais que faire ?
Nous ne pouvons pas rester dans le flou permanent. Il faudra faire coïncider les textes et la réalité. Il faudra donc aborder le niveau sanitaire réel que nous voulons pour la Nouvelle-Calédonie. Des agents du Sivap mènent des campagnes de sensibilisation dans le Nord sur l’intérêt de normes sanitaires. Car comme la région va se développer, si des chefs d’entreprise ont à répondre à des marchés, il sera exigé un minimum de normes ! Sinon, d’autres prendront la place. Bref, le niveau général doit être élevé.

Quel est l’avenir des textes dits « filière », spécifiques à une branche professionnelle, toujours au placard aujourd’hui ?
Nous n’avons pas encore abordé la question. Des chantiers plus urgents, sur le terrain, ont été tout d’abord traités.
Mais nous ne ferons certainement pas l’économie de ce point relatif aux filières, point qui devra être tranché.
Repères
4 catégories
La délibération du Congrès n°155 du 29 décembre 1998 relative à la salubrité des denrées alimentaires, et ses modifications successives, fixent quatre niveaux de certificat : simple attestation de déclaration (pour les activités à risque limité… Exemple, épicerie) ; attestation de conformité (snacks…) ; agrément d’hygiène simplifié (ateliers de découpe de viande…) ; agrément d’hygiène (cantine, industrie agroalimentaire…). Le texte réglementaire définit « les règles d’hygiène exigibles, en fonction des niveaux de production et des catégories d’activité, pour la délivrance et le maintien » des trois dernières autorisations.

18 agents
Dépendant de la Davar, le Sivap dispose de quatorze agents inspecteurs : sept à Nouméa, cinq pour le secteur de Bourail, et deux dans le Nord. À ces effectifs, s’ajoutent quatre contrôleurs - cinq, l’an prochain - de la section Inspection alimentaire et esthétique du Service d’inspection et de prévention des risques environnementaux et sanitaires à la mairie de Nouméa.

15 millions
D’après un restaurateur, la mise aux normes d’une cuisine dans un établissement de taille moyenne, coûte entre 10 à 15 millions de francs.

1 autocollant
Afin de valoriser les efforts entrepris des structures en conformité, le Sivap a créé, en 2006, un autocollant pouvant être affiché à l’accueil. Problème, ce logo du nautile n’est pas forcément mis en évidence, et aucune campagne spécifique n’est venue soutenir l’initiative.

L'éternel problème calédonien

Les oignons de la colère
Ras-le-bol. Les exploitants agricoles de la Grande Terre tirent une fois de plus la sonnette d’alarme. Ils n’arrivent pas à écouler leurs marchandises, la faute, selon eux, à la grande distribution. Elle leur propose des prix d’achat trop bas. La raison d’une pénurie d’oignons dans les grandes surfaces.

Ils préfèrent ne pas vendre à ce prix-là ! Les exploitants agricoles de la Grande Terre sont scandalisés. Chaque année, c’est le même combat contre la grande distribution qui tire les prix vers le bas. « Les consommateurs vont encore croire que c’est de notre faute s’il y a une pénurie d’oignons ! », clament-ils.
Pourtant, lorsqu’on se rend sur la propriété de Mokito Karsemito-Sabiran, à Goyeta, près de Pouembout, nul doute, les oignons sont prêts, et de bonne qualité de surcroît. « On nous demande de bien travailler, de produire beau, mais finalement on veut nous acheter nos produits toujours plus bas », s’inquiète Guy Moulin, président du Syndicat des exploitants agricoles (SEA) pour la région de Moindou à Poya.
Avec ses confrères du Sud et de VKP (Voh-Koné-Pouembout), ils ont décidé de s’entendre pour ne plus accepter « la dictature » de cette grande distribution qui représente 80 % des débouchés pour les produits agricoles.
Ainsi, depuis trois semaines, il manque cruellement d’oignons sur les étals des supermarchés. « Pour l’oignon primeur, on a vendu à 130 francs le kilo en bord de champs et on recevait une prime de l’Erpa de 120 francs, explique Benoist Sauray le président du SEA de VKP. Cette aide était valable jusqu’à la barre des 150 000 tonnes d’oignons vendus. » Barre, semble-t-il, dépassée aujourd’hui. « Pour qu’on puisse vivre sans cette prime, il faut qu’on vende entre 200 et 220 francs le kilo. La grande distribution nous dit non à ce prix-là ! »
Les exploitants refusent de céder. « On comprend bien que le consommateur a le droit de payer moins cher, mais pas à notre détriment. On nous propose de nous les acheter à 120 francs ! La grande distribution ferait donc une marge de 100 francs par kilo. Combien en vendent-ils sur une journée alors que nous, on met cinq mois à les produire ? », s’agace une exploitante de la région de Poya.

« On ne veut pas revenir à une économie de comptoir ! »

Les exploitants agricoles souhaitent mettre au jour ce conflit afin que les consommateurs comprennent les raisons de cette pénurie. « On sait très bien comment ça se passe. On est montrés du doigt, on dit que s’il n’y a pas d’oignons, c’est à cause des producteurs locaux et ensuite, la grande distribution s’empresse de demander l’autorisation d’importer. On ne veut pas revenir à une économie de comptoir ! » s’énerve Guy Moulin.
D’autres produits sont touchés, selon les producteurs, par ces pratiques. « J’ai vu mes choux à 300 francs le kilo, alors que je les avais vendus à 50 francs ! »
Pour enrayer ce conflit qui perdure, les trois présidents de syndicat réfléchissent à une nouvelle organisation. Ils mettent ainsi un terme à l’esprit individualiste qui régnait autrefois dans la profession. « Il faut qu’on se réunisse dans une structure commune où les prix seraient contrôlés, avec laquelle on pourrait réguler le marché. On souhaiterait également que les grandes surfaces pratiquent le double affichage pour que les consommateurs se rendent compte des marges. »
Aujourd’hui, les oignons sont restés dans les champs. Et si la pluie s’en mêle, les producteurs n’auront plus que leurs yeux pour pleurer.
Nouvelles Calédoniennes 13 10 2009

Les exploitants agricoles veulent interpeller les consommateurs. La pénurie d’oignons ne vient pas d’un manque de production.

mercredi 2 septembre 2009

Transport

A Nouméa, les accidents liées aux cyclistes sont cinq fois plus nombreux qu'en métropole (pour une ville de la même importance). Faire du "deux roues" est dangereux à Nouméa!

jeudi 13 août 2009

mercredi 12 août 2009

Si ya pas toi... ya pas moi

 "Marche citoyenne" de mercredi 12 août 2009 


Lire l'article du Monde


Cette marche devrait être le rassemblement de toutes les organisations, fédérations syndicales, patronales, associations, administrations, élus politiques... afin de montrer notre exigence d'un respect des libertés de chacun de circuler, de travailler, de s'exprimer sans utiliser la force ou la terreur comme seul moyen de persuasion. C'est aussi l'occasion de rappeler que chaque être humain mérite de la considération, et que tout citoyen aspire à conserver ses droits sous la protection de l'état, de la force publique et de la justice.

Les récents événements ont montré la volonté de la population de ne pas répondre à la violence par la violence, mais cette expression risque d'être vite oubliée et de nouvelles dérives sont à craindre très prochainement. Nous devons donc par cette marche, en appeler fortement aux responsables politiques, syndicaux et à l'état pour assurer la sécurité des personnes et des biens.