lundi 14 mars 2011
Malathion
Las! C'est la triste réalité. Si le malathion est interdit en France, ici la réglementation est défaillante... On nous a déjà aspergés régulièrement de malathion et on se prépare à recommencer!
La peur de la chikungunya fait perdre la raison à tous nos décideurs, écolos ou pas...
Rendez-vous compte : une personne est rentrée de Bali, atteinte de cette maladie. Evidemment, l'épidémie nous guette tous. A la Réunion, 40% de la population l'a attrapée et 1 personne sur 1000 en est morte. Devant cette triste perspective, autant tout de suite se suicider au malathion. Au moins, on saura de quoi on est mort.
Lire l'article du Journal Participatif.
jeudi 9 décembre 2010
Un pari : de Paris à Nouméa
Leur nouvel objectif : relier Paris à Nouméa en ULM en septembre 2011 (et faire le retour en 2012!).
Je croise les doigts pour eux.
Plus d'infos sur le journal participatif
J'y crois pas
De quoi entraîner des coups de gueule!
Bonjour et Tata!
Bonjour! Voici un document officiel sur la Journée du Bonjour, si vous avez envie de le transférer à vos amis, famille et collègues! :) Merci!
Bonjour !
Un nouveau mouvement prend forme au Québec! La Journée du Bonjour ! Envoyez ce message à tous vos amis! Plus nous serons nombreux, plus grands seront les changements!
Résumé
Portez fièrement votre carré de tissu vert à partir du 20 novembre (pour les jours, semaines, mois à suivre)!!!
Le carré de tissu vert signifie "Personne ouverte aux Bonjours " :)
Pour plus d'informations et pour appuyer la cause, joindre le groupe Facebook "La Journée du Bonjour" ou écrire à Marie-Claude Fontaine sur marie_claudefont@hotmail.com
Description du mouvement : "Changer le monde, un bonjour à la fois" :)
Le 20 novembre 2010 est le début d'une nouvelle ère; celle où les gens pourront se saluer sans malaise dans le quotidien!
À 12h00, des groupes de personnes se mobiliseront dans plusieurs endroits publics afin de saluer les gens dans la rue, à l'épicerie, au centre commercial... ! Ils distribueront des petits carrés verts que les participants pourront épingler à leur manteau (à l'extérieur) ou à leur chandail (à l'intérieur) afin de démontrer que dorénavant, 'ils désirent saluer et se faire saluer et ce, pour les jours/ mois / années à venir... Si le coeur vous en dit!
D'où vient cette idée ?
Il est souvent facile d’identifier les besoins criants qui se trouvent dans un autre pays. Toutefois, si on regarde un peu autour de soi, on pourrait réaliser que plusieurs pays que l’on juge « sous-développés » en ont beaucoup à nous apprendre, à commencer par l’esprit de collectivité. Des milliers de personnes sont membres de plusieurs sites de rencontres (amoureuses et amicales), et utilisent le « chat » à tous les jours pour créer des liens avec d’autres personnes de façon virtuelle. Mais pourquoi ne pas se parler directement ? Dans le quotidien !
La vie nous offre à tous les jours 1000 opportunités d’entrer en contact avec les autres. Que ce soit dans l’autobus, à l’épicerie, dans la rue, ou au centre commercial. On évite le plus souvent le regard des autres, et faire un sourire timide peut souvent susciter une réaction d’inconfort de la part du receveur. Pourtant… quoi de plus banal que de saluer quelqu’un ?
Imaginez-vous un instant que cela fasse partie des mœurs de notre société. Que lorsqu’une personne entre dans l’autobus, elle salue les gens et les gens la saluent également. Qu’en faisant l’épicerie, une fille qui trouve qu’un garçon semble sympathique puisse facilement entamer une conversation puisque la prise de contact est naturellement faite.
Imaginez le climat de solidarité qui pourrait régner au sein de notre société par le fait que les gens se sentiraient probablement déjà plus près les uns des autres, donc peut-être plus sensible à la réalité d’autrui.
Tu veux t'impliquer dans ce mouvement ? Voici plusieurs façons de le faire! 1) Joint notre groupe Facebook "La Journée du Bonjour" et envoie l'invitation à tous tes amis! Nous misons vraiment sur le bouche à oreille! Plus il y aura des gens au courant du mouvement avant le 20 novembre, plus grande sera la participation, et donc... la réussite!
2)Portes ton propre carré vert à compter du 20 novembre
3) Tu peux t'impliquer avec tes amis et venir distribuer des carrés vert avec d'autres personnes de ta ville la journée du 20 novembre!
4) Faire de ta ville, une "Ville-Bonjour" en devenant le responsable de ta ville le 20 novembre. Tu seras grandement récompensé lorsque tu pourras en profiter dans ta propre ville pour les semaines-mois-années à venir ! (L'implication requise n'est pas très exigeante et ça vous permet d'en profiter dans votre ville! Il vous suffit de trouver du tissu vert et des épingles..., déterminer un lieu de rassemblement pour le 20 et être disponible le 20 novembre à partir de 11h30!)
Cette initiative vient d'un groupe du programme "Coopérant-Volontaire" (CFCI) de Rivière-du-loup qui souhaite inviter les autres villes à participer.
Donc, nous sommes à la recherche de partenaires dans d'autres villes et pourquoi pas...d'autres pays!
Lieux de rencontre pour les partenaires de "La Journée du Bonjour" (Pour recevoir les morceaux de tissus et être ensuite dispercer dans la ville) :
"Villes-Bonjour" (officielles jusqu'à maintenant) le 20 novembre à 11h30:
RIVIÈRE-DU-LOUP: À l'entrée des résidences du Cégep de Rivière-du-loup
Responsable: Marie-Claude Fontaine
SHERBROOKE:Savoroso du Marché de la gare, 720 Rue Minto
Responsable: Thierry St-Denis
REPENTIGNY-LE GARDEUR:Au centre commercial "les Galeries Rive-Nord au 100 boulevard Brien" (la porte précise est à venir..!)
Responsable: Colombe Lavoie
(...)
Contactez-nous pour le partir dans votre ville ! :) (Sur Facebook ou marie_claudefont@hotmail.com)
Au plaisir !
Au plaisir de vous avoir parmi nous!
Et... Bonjour à vous ! :)
C'est ki ki paie ?
Budget prévisionnel de la nouvelle calédonie; pour savoir où ira
notre argent.....
Celui-là il est signé.....
Je vous transmets en l'état ce que je viens de recevoir. Pas très
marrant surtout lorsqu'on constate qu'il n'y a pas beaucoup d'argent
pour les "subventions" accordées à nos associations patriotiques.
Faites moi plaisir: BIEN LIRE LES SOMMES ACCORDÉES
>>
>> Première cérémonie du Budget d’or
>>
>> Un peu de populisme
>>
>> Ça s’appelle l’effet papillon. En voulant connaître le budget des jeux
j’ai dû éplucher (pour la première fois, j’ai presque honte)
l’intégralité du budget prévisionnel de la Nouvelle-Calédonie. (Source
: http://gouv.nc/portal/page/portal/gouv/recherche )
>>
>> Et j’y ai noté quelques perles que je vais m’empresser de vous révéler
à la façon d’un concours des plus belles dépenses de nos collectivités.
Soyons clair, il n’y aura dans cet almanach aucune pertinence, aucune
objectivité, pas la moindre cohérence en matière comptable et encore
moins de réflexion poussée.
>>
>> C’est juste du populisme exacerbé. Parce que, des fois, ça fait du bien
d’être attablé à un comptoir de bar et de dire : « Mais qu’est
c’qu’ils foutent avec not’ pognon ?! »
>>
>> Donc, commençons.
>>
>> La dixième dépense la plus absurde de l’année 2010 est :
>>
>> 10/ 3 000 000F CFP pour la mission Robert Lamarque qui, au final, nous
a expliqué qu’il ne fallait pas taxer les banques et faire baisser
leurs prix parce que ce sont des entreprises fragiles, qui gagnent
très peu d’argent et qu’on allait tous mourir si on leur demandait de
ne pas faire payer les cartes bancaires, les virements, les retraits
et tous les autres services de base qui ne sont, pourtant, pas payants
ailleurs.
>>
>> Dans la catégorie « foutage de gueule », la neuvième dépense la plus
conne de l’année est attribuée à :
>>
>> 9/ 24 000 000F CFP pour les subventions « en nature » dans le cadre du
budget d’intervention enseignement. Ce n’est pas tant le montant qui
est problématique mais bien l’usage dont il en est fait. Il est
indiqué que ces sommes doivent être utilisées « pour mener à bien des
actions spécifiques dans le cadre des projets écoles ». Super. Mais
qui vérifie ? Qui évalue ? Qui est prioritaire ? Quels montants ?
Quels parts ?
>>
>> Dans la catégorie « ça fait dix ans qu’on rajoute du pognon, mais faut
toujours en rajouter, c’est plus le tonneau des danaïdes c’est
carrément la fosse des Mariannes », la dépense la plus habituelle et,
semblerait-il, la plus éternelle est :
>>
>> 8/ 260 000 000F CFP pour une subvention « exceptionnelle » à l’EFPA,
qui avec son pauvre budget annuel de 350 millions ne s’en sort
vraiment pas. La pauvre.
>>
>> NDLR : On devrait carrément doubler son budget, comme ça le
Gouvernement n’aurait pas a rallonger la monnaie de façon «
exceptionnelle » chaque année que dieu fait.
>>
>> Dans la catégorie « c’est une bonne idée mais quand même y aurait mieux
à faire de notre argent en ce moment », la place de septième est
attribuée à :
>>
>> 7/ 6 600 000F CFP de subvention pour retrouver la Monique, le bateau
qui a coulé au large de Maré. Vu l’état actuel de nos finances, on
aurait pu attendre quelques années avant de chercher l’épave. Je sais,
on va encore dire que je suis sans cœur…
>>
>> Dans la catégorie « ben merde alors, les pistes elles sont trop courtes
pour l’avion qu’on a acheté », la dépense la plus absurde est attribuée
à :
>>
>> 6/ 250 000 000F CFP de crédits de paiement pour l’extension de la
piste de l’aérodrome de Lifou sur laquelle nos ATR72 peuvent pas
atterrir avec le plein de passagers.
>>
>> Dans la catégorie « Oulala, ben ça c’est de l’augmentation de budget
dis-donc » la dépense la plus évolutive est attribuée – avec un certain
plaisir – au Congrès de la Nouvelle-Calédonie pour :
>>
>> 5/ 70 000 000F CFP d’augmentation des dépenses de fonctionnement entre
2009 (280.3 MF) et 2010 (350.5 MF).
>>
>> [Comme les mauvaises langues vont me parler du Gouvernement - et ils
auraient raison - je donne aussi les chiffres de cette institution.
Avec un budget de fonctionnement de 321.2 MF en 2010 par rapport au
315.6 MF de 2009, il est en augmentation de 6 MF…]
>>
>> Dans la catégorie « Putain, mais ça coûte super cher ce truc ! », la
dépense la plus surprenante est attribuée au Sénat coutumier avec :
>>
>> 4/ 236 000 000F CFP de budget primitif. Qui aurait dit que le Sénat
coutumier coûtait les 2/3 de ce que coûte le Gouvernement ou le
Congrès ?
>>
>> Dans la catégorie « on n’est plus dans l’ère colonial mais on en garde
toujours un petit souvenir », la dépense la plus Tintin au Congo est
attribuée à :
>>
>> 3/ 90 000 000F CFP pour l’indemnisation des chefs coutumiers de
Nouvelle-Calédonie.
>>
>> Dans la catégorie : « Ben dis-donc, on leur file vraiment pas beaucoup
à ceux là, ça fait un peu pitié », la dépense la plus pingre est
attribuée à :
>>
>> 2/ 100 000F CFP de subvention pour le Forum des îles du Pacifique.
>>
>> Dans la catégorie « ma préférée », la dépense la plus amusante, la plus
absurde, la plus bête, la plus ridicule et la plus indispensable pour
l’ensemble de la société calédonienne, est attribuée à :
>>
>> 1/ 5 000 000F CFP, pour la construction d’un « terrain de Beach Volley
» sur une plage de Lifou d’Ouvéa dans le cadre des futurs Jeux du
Pacifique.
>>
>> Moi, quand j’étais plus jeune, j’avais joué au Beach Volley à Xepenehe
avec des copains. C’est clair que si on avait eu du sable différent et
un filet plus neuf on aurait été considérés comme de véritables
professionnels.
>>
>> Alors, maintenant, on s’motive, on prend sa petite voiture, on
n’oublie pas son carnet de chèque, et on va fissa au Trésor Public
pour payer ses p’tits impôts.
>>
>> Et plus vite que ça siouplé.
>>
>>
>> --
>> LEQUES Pierre-Henri
>> pierrehenrileques@gmail.com
>> BP4046
>> 98846 Nouméa
>> Nouvelle-Calédonie
mercredi 8 septembre 2010
dimanche 15 août 2010
Acheter, vendre
Il reste la solution des puces (Pont des Français), des vide-greniers... des soldes.
Vous pouvez aussi pratiquer le troc (SEL) ou encore acheter d'occasion sur internet. Voici un petit tour d'horizon en ce qui concerne le net :
cagou.com
Vous pouvez avec un identifiant vous inscrire sur Nouméa-Troc
ou ailleurs vous amuser à faire des enchères.
Sur zannonce, vous pouvez même trouver un emploi, l'âme soeur ou votre maison, pourquoi pas?
Le Gratuit s'est également mis en ligne. Sur Foxy deal vous pouvez déposer gratuitement votre petite annonce
Annonces, rencontres ou automobiles, en un seul clic avec annonces.nc ou encore
avec ce portail : Nouvelle Calédonie en ligne
Kayoo.nc propose également de nombreux services...
Il vous reste la solution du réseau des amis et la possibilité de vendre vous même avec un blog par exemple. KDom 55 Riviera
Je vends :

très belle table de jeux en marqueterie (cartes ou échiquier car réversible). Excellent état. 50 000 FCFP.
Tel au 79 66 48
Recherche : un petit four électrique en bon état. Tel au 79 66 48
mardi 3 août 2010
La Nouvelle Calédonie cherche son drapeau
vendredi 1 janvier 2010
Accès à la mer...
mardi 13 octobre 2009
Hygiène : une spécificité locale...
| Des normes d’hygiène difficiles à digérer |
| Dix ans après l’adoption de la réglementation de référence en matière de salubrité des denrées alimentaires, la majorité des établissements à l’activité sensible sont toujours sur le chemin de la mise aux normes. Processus coûteux, manque de volonté politique dans le passé, mesure peut-être trop ambitieuse au départ… la délicate problématique doit être, un jour, éclaircie. L’histoire a fait causer. Mi-septembre, le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie décidait la fermeture administrative de l’établissement « Le Trois Branches », à Bourail, « en raison de manquements majeurs aux règles de salubrité publique, relevés par le Service d’inspection vétérinaire, alimentaire et phytosanitaire », le Sivap. La porte sera close « jusqu’à la mise en conformité » de la ferme, fabricant de charcuterie. Un fait exceptionnel, sans l’être vraiment. À Nouméa, l’an passé, quatorze enseignes se sont vu notifier une douloureuse du genre par le maire. Leur faute ? S’être férocement écartées des obligations de la délibération n°155 du 29 décembre 1998 relative à la salubrité des denrées alimentaires, « la Bible » des inspecteurs. Il faut le noter, le « texte sacré », à la fois général et ambitieux (trop ?), est toujours mal digéré par bon nombre de professionnels, même scrupuleux. Certes, au départ, le niveau d’hygiène partait de bien bas, avoue l’un d’entre eux. Devant la difficulté des entreprises à se mettre aux normes sanitaires requises, et la lenteur du processus, l’échéance fixée a été par deux fois reportée. L’ultime limite devait être le 31 décembre 2005. Théoriquement. Certaines ont tenu le délai et obtenu le certificat visé ; d’autres pas, par manque de financements, de volonté, ou d’évaluation. Les fermer ? Impossible, compte tenu de la variété des situations, ou de l’impact socio-économique éventuellement généré. Il n’existe plus, aujourd’hui, de délai réglementaire, d’ultimatum des autorités, de contrainte de temps Introduit en février 2006, un système de dérogations provisoires permet aux anciens commerces de maintenir leur activité tout en répondant peu à peu, il faut l’espérer, aux obligations. « “ Provisoire ” ne veut pas dire forcément hors normes sanitaires » précise le docteur vétérinaire Cyrus Nersy, le chef du Sivap. Problème : ces cas occupent une bonne part du terrain. Sur les 1 600 activités - un établissement peut avoir plusieurs activités - recensées sur le territoire et concernées par une attestation de conformité (AC), un agrément d’hygiène simplifié (AHS) ou un agrément d’hygiène (AH), 1 000 sont en statut provisoire. Dont 300 - sur 600, soit 50 % - pour le plus haut niveau d’exigences, l’AH. Des cantines figurent dans la liste. Un décor surprenant, dix ans après le vote de la délibération clé au Congrès. De fait, des points noirs demeurent. Comme le prévoit la réglementation, pour ces dossiers dits « provisoires », un « contrat » est passé entre le Sivap et l’entreprise, devant fournir un plan de mise aux normes ainsi qu’un échéancier - élément important. « Nous leur demandons », note Véronique Chalier, chef de section au Service d’inspection et de prévention des risques environnementaux et sanitaires à la mairie de Nouméa. « Mais elles ne nous le donnent pas forcément ; cela peut être sujet à des sanctions ». Cette désobéissance pèse, car il n’existe plus, aujourd’hui, de délai réglementaire, d’ultimatum des autorités, de contrainte de temps. Les avancées se font au cas par cas, donc lentement. L’instauration d’une nouvelle date butoir, suivie d’amendes pour les défaillants, trancherait dans le vif, mais une telle décision est politiquement, disons, délicate… Des professionnels froncent, eux, les sourcils, pointant « une concurrence déloyale » entre les anciens établissements, et les nouvelles structures dont la création est maintenant conditionnée par la stricte mise aux normes. « Il y a une disparité » tempête un restaurateur. « Pour nous, c’est un vrai combat ». Yann Mainguet Nouvelles Calédoniennes du 13 10 09 |
L'éternel problème calédonien
| Les oignons de la colère |
| Ras-le-bol. Les exploitants agricoles de la Grande Terre tirent une fois de plus la sonnette d’alarme. Ils n’arrivent pas à écouler leurs marchandises, la faute, selon eux, à la grande distribution. Elle leur propose des prix d’achat trop bas. La raison d’une pénurie d’oignons dans les grandes surfaces. Ils préfèrent ne pas vendre à ce prix-là ! Les exploitants agricoles de la Grande Terre sont scandalisés. Chaque année, c’est le même combat contre la grande distribution qui tire les prix vers le bas. « Les consommateurs vont encore croire que c’est de notre faute s’il y a une pénurie d’oignons ! », clament-ils. Pourtant, lorsqu’on se rend sur la propriété de Mokito Karsemito-Sabiran, à Goyeta, près de Pouembout, nul doute, les oignons sont prêts, et de bonne qualité de surcroît. « On nous demande de bien travailler, de produire beau, mais finalement on veut nous acheter nos produits toujours plus bas », s’inquiète Guy Moulin, président du Syndicat des exploitants agricoles (SEA) pour la région de Moindou à Poya. Avec ses confrères du Sud et de VKP (Voh-Koné-Pouembout), ils ont décidé de s’entendre pour ne plus accepter « la dictature » de cette grande distribution qui représente 80 % des débouchés pour les produits agricoles. Ainsi, depuis trois semaines, il manque cruellement d’oignons sur les étals des supermarchés. « Pour l’oignon primeur, on a vendu à 130 francs le kilo en bord de champs et on recevait une prime de l’Erpa de 120 francs, explique Benoist Sauray le président du SEA de VKP. Cette aide était valable jusqu’à la barre des 150 000 tonnes d’oignons vendus. » Barre, semble-t-il, dépassée aujourd’hui. « Pour qu’on puisse vivre sans cette prime, il faut qu’on vende entre 200 et 220 francs le kilo. La grande distribution nous dit non à ce prix-là ! » Les exploitants refusent de céder. « On comprend bien que le consommateur a le droit de payer moins cher, mais pas à notre détriment. On nous propose de nous les acheter à 120 francs ! La grande distribution ferait donc une marge de 100 francs par kilo. Combien en vendent-ils sur une journée alors que nous, on met cinq mois à les produire ? », s’agace une exploitante de la région de Poya. « On ne veut pas revenir à une économie de comptoir ! » Les exploitants agricoles souhaitent mettre au jour ce conflit afin que les consommateurs comprennent les raisons de cette pénurie. « On sait très bien comment ça se passe. On est montrés du doigt, on dit que s’il n’y a pas d’oignons, c’est à cause des producteurs locaux et ensuite, la grande distribution s’empresse de demander l’autorisation d’importer. On ne veut pas revenir à une économie de comptoir ! » s’énerve Guy Moulin. D’autres produits sont touchés, selon les producteurs, par ces pratiques. « J’ai vu mes choux à 300 francs le kilo, alors que je les avais vendus à 50 francs ! » Pour enrayer ce conflit qui perdure, les trois présidents de syndicat réfléchissent à une nouvelle organisation. Ils mettent ainsi un terme à l’esprit individualiste qui régnait autrefois dans la profession. « Il faut qu’on se réunisse dans une structure commune où les prix seraient contrôlés, avec laquelle on pourrait réguler le marché. On souhaiterait également que les grandes surfaces pratiquent le double affichage pour que les consommateurs se rendent compte des marges. » Aujourd’hui, les oignons sont restés dans les champs. Et si la pluie s’en mêle, les producteurs n’auront plus que leurs yeux pour pleurer. |
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mercredi 2 septembre 2009
Transport
jeudi 13 août 2009
mercredi 12 août 2009
Si ya pas toi... ya pas moi
"Marche citoyenne" de mercredi 12 août 2009 Lire l'article du Monde Cette marche devrait être le rassemblement de toutes les organisations, fédérations syndicales, patronales, associations, administrations, élus politiques... afin de montrer notre exigence d'un respect des libertés de chacun de circuler, de travailler, de s'exprimer sans utiliser la force ou la terreur comme seul moyen de persuasion. C'est aussi l'occasion de rappeler que chaque être humain mérite de la considération, et que tout citoyen aspire à conserver ses droits sous la protection de l'état, de la force publique et de la justice. Les récents événements ont montré la volonté de la population de ne pas répondre à la violence par la violence, mais cette expression risque d'être vite oubliée et de nouvelles dérives sont à craindre très prochainement. Nous devons donc par cette marche, en appeler fortement aux responsables politiques, syndicaux et à l'état pour assurer la sécurité des personnes et des biens. |

